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VIEILLE GARDE

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Nouveau lanceur d'alerte. « À force de tout voir l’on finit par tout supporter… À force de tout supporter l’on finit par tout tolérer… À force de tout tolérer l’on finit par tout accepter… À force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! » (Saint Augustin). Et à force de tout approuver, l'on finit, hélas, par CAPITULER...(J.P.Drouin)


Réaction (à nouveau et à chaud) d’un papy « réac »

Publié par Vieille garde sur 19 Septembre 2015, 08:45am

Catégories : #Humeur

Réaction (à nouveau et à chaud) d’un papy « réac »

Lettre à Mme. Marie Sandrine Lamoureux.

Professeur de français en ZEP (zone d’éducation prioritaire)

Hier soir vers 23 heures, devant la télévision, après avoir « zappé » sur plusieurs chaînes, je me suis retrouvé sur BFMTV, « première chaîne d’intox de France ». Et là, je vous ai vue et entendue disserter avec le journaliste de service, à cette heure tardive, sur l’excellente idée (réactionnaire) de votre ministre de tutelle, qui a eu la bonne idée de revenir enfin sur la dictée « obligatoire » et journalière (à voir) que cette dernière veut (re)enfin remettre au goût du jour dans le primaire. J’ose dire : Il était temps. J’ajoute : Un peu tard. Par contre je m’aperçois qu’en matière d’égalitarisme, entendez par là « nivellement par le bas », Madame Najat Vallaud-Belkacem continue à déraisonner (le mot est faible) en annonçant la fin de la notation de 0 à 20 pour la remplacer par un « machin » de 1 à 5 où le 0 ( le seul vrai chiffre arabe) passe à la trappe !!  

Un judicieux propos du journaliste  vous faisait remarquer que les grands parents (réactionnaires) se satisfaisaient  amplement des bonnes vieilles méthodes d’enseignement qui leur ont valu de savoir lire, écrire et compter correctement !! La méthode syllabique et le calcul mental ayant fait leurs preuves depuis Jules Ferry jusqu’aux malheurs de mai 68.

À cette réalité révélée vous avez rétorqué, à ma grande surprise et c’est l’objet de cette lettre,  qu’à cette époque peu de jeunes fréquentaient le collège et le lycée parce que, je vous cite : Le collège et le lycée étaient réservés « aux élites » !! Si vous aviez été devant moi à cet instant, je vous je crois que je vous aurais vertement reprise comme tout grand père l’aurait fait à sa petite fille divaguant.

Ces idées toutes faites, vous ont certainement été inculquées par l’idéologie marxiste soixante-huitarde de « progressistes » prônant la lutte des classes. Car vu votre apparente jeunesse, tout à votre honneur, je ne suppose pas, j’affirme qu’à cette époque (68) vous n’étiez pas conçue et que même vos futurs parents usaient encore leurs fonds de culottes sur les bancs des universités ou ailleurs. Il faut donc être sûr de son propos ou de ses affirmations, surtout devant les caméras de télévision.

Et bien moi, aujourd’hui, je vais essayer de remettre votre pendule à l’heure, si tant est qu’elle ne soit pas définitivement cassée.

Je suis né et j’ai vécu 20 ans dans l’Algérie française. Je viens d’une famille d’ouvriers et non de nantis ou d’élites. J’ai fréquenté l’école primaire (années cinquante d’un autre siècle) de Jules Ferry ou les méthodes « réacs » citées plus avant m’ont permis d’entrer en classe de sixième en sachant parfaitement écrire, compter et lire qui plus est avec une bonne compréhension des textes. Dans cette école primaire, au collège et au lycée, « les élites », comme vous dites, se comptaient sur les doigts de des deux mains (j’exagère à dessein). Par contre, des enfants d’ouvriers, comme moi et surtout « les petits Arabes » étions légion. Nous étions assis côte à côte à apprendre le Français. Chez ces petits Arabes, leurs parents, parlaient mal peut-être, mais s’exprimaient dans la langue de Molière. C’est loin, hélas, d’être le cas aujourd’hui dans vos « ZEP » et même ailleurs. Il suffit pour s’en convaincre, d’aller sur place en Algérie mais aussi en Tunisie ou encore au Maroc et discuter avec des anciens pour s’apercevoir qu’ils parlent parfaitement notre langue.

Pour ma part je n’ai pas fait d’études universitaires, ni d’études tout court, j’ai même été « éjecté » du lycée à la fin de la seconde parce que je ne voulais plus rien faire et non parce que mes parents n’étaient pas des « élites » et que j’aurais pu aller beaucoup plus loin, même très loin si je n’avais été « fainéant ».

Voilà la vérité Madame et encore une fois je ne suppose pas, je suis convaincu qu’en France, que j’ai connue tardivement, il en était de même.

Respectueusement, un « papy réac ».

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