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VIEILLE GARDE

VIEILLE GARDE

Nouveau lanceur d'alerte. « À force de tout voir l’on finit par tout supporter… À force de tout supporter l’on finit par tout tolérer… À force de tout tolérer l’on finit par tout accepter… À force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! » (Saint Augustin). Et à force de tout approuver, l'on finit, hélas, par CAPITULER...(J.P.Drouin)


Mon seul racisme : « j’aime pas les cons » …

Publié par Vieille garde sur 1 Novembre 2016, 18:28pm

…Hélas la profusion foisonne dans cette catégorie (j’allais écrire « race »)

S’il en avait eu connaissance, la meilleure réponse que François Fillon aurait pu faire à Élie Domota pour lui clouer le bec, eut été de rafraichir la mémoire de ce cégétiste à l’antillaise, destructeur d’entreprises en 2009 (revoir les sanglantes grèves et émeutes durant 2 mois) en lui rappelant la lettre d’un de ses compatriotes guadeloupéen qui le fustige notamment sur « le racisme ».

Cette lettre, ainsi qu’une seconde, d’une autre auteure guadeloupéenne, n’est pas piquée des vers non plus.

Je vous invite donc à lire ces deux documents que j’ai publiés en 2009. C’est un peu long mais ça vaut son pesant d’ignames …

 

1) Lettre de monsieur Patrick Coco :

10 mars 2009

Un Guadeloupéen de couleur à un Guadeloupéen de la même couleur.

Objet : Lettre ouverte à Monsieur Domota
  
Merci, Monsieur Domota, de nous avoir ouvert les yeux...
Vous avez su nous faire la démonstration des ravages que peut faire le fanatisme dans un pays.
Vous connaissez les faiblesses de notre pays et vous saviez bien qu'il existe en Guadeloupe une forte proportion de jeunes délinquants et illettrés pour qui vous n'avez jamais rien entrepris.
Pourtant, vous avez su vous servir d'eux !!
En diabolisant les Békés, en direct sur les médias avec vos amis journalistes, en faisant croire à ces jeunes que tous leurs maux venaient de ces fameux Békés, votre tactique a été parfaite « Commandant Domota ».
Il vous a fallu quatre semaines pour fanatiser une jeunesse désœuvrée, avec vos appels à la haine raciale qui ont été légitimés par les médias dont la quasi-totalité vous a donné raison.
Vous avez choisi la bonne période en choisissant celle du Carnaval : vous ne vous êtes pas trompé, car c'est bien pendant cette période que se déversent dans les rues les soupapes de sécurité d'une jeunesse désespérée.
Que cherchiez-vous ?
Nous ne pouvons pas croire que, dans une période de crise sociale telle celle que traverse le monde aujourd'hui, vous cherchiez à donner vraiment ........ 200 Euros de plus à ceux qui travaillent déjà, c'est-à-dire à 80 000 personnes sur les 420 000 que compte notre pays.
Les délinquants de la rue, dont vous « déclinez toute responsabilité » ne vous intéressent pas ?
Oui, Monsieur Domota, ils vous intéressent, vous en avez besoin pour arriver à vos fins !
Vous les avez armés, vous les avez commandités pendant vos réunions du soir, et vous les avez lâchés tels des fauves sur les barrages...
Ils étaient enfin devenus utiles, de plus ils passaient sur les médias nationaux avec leurs masques !
Bravo Monsieur Domota, vous leur avez laissé croire, l'espace d'un instant, qu'ils étaient devenus des héros !!
Vous vouliez d'un martyr tué par les forces colonialistes, le malheur vous frappe, car ce sont vos « bras armés » qui l'ont assassiné !!
Vous avez fait assassiner un de nos frères, vous porterez sa mort sur la conscience.
Vous aviez déjà du mal à vivre avec vos origines, vous aurez maintenant du mal à vivre avec votre futur.
En voulant imposer votre dictat de 200 Euros, vous avez fait la preuve de votre mal-être, car nous savons bien que tous les dictateurs qui ont sévit dans le monde étaient tous des malades.
Il faut donc, Monsieur Domota, soigner votre maladie, et je me permets de vous donner une « ordonnance » que vous pourrez transmettre à tous ceux qui comme vous ne savent pas qui ils sont :
  
-          Il faut regarder son histoire et l'accepter, car personne ne pourra rien y changer. Il faut accepter que notre peuple Antillais soit un peuple nouveau, né d'un épisode dramatique de l'histoire. Un peuple qui a eu le mérite d'assimiler des années de civilisation en si peu de temps.
-          Nos ancêtres Africains ont capturé leurs frères de race et les ont vendus à des marchands Nantais et Bordelais.
-          Nos ancêtres colons les ont achetés, car ils étaient très importants pour eux pour l'avenir des îles.
-          Ceci est un constat, mais aussi un crime contre l'Humanité. De quel côté vous sentez vous le plus proche, Monsieur Domota : de celui qui les a capturés ou de celui qui les a vendus ? Moi, je ne me reconnais ni dans l'un, ni dans l'autre, car j'ai déjà accompli mon devoir de mémoire. Aujourd'hui, j'en ai fini avec le passé. Je me sens le fruit de l'union de la souffrance et de l'amour. Le peuple Antillais est physiquement beau, riche par sa culture, par son accueil, mais semble s'acharner à vouloir s'engluer dans une boue de rancœurs. Cette boue est entretenue par la culpabilité de ceux qui n'ont jamais rien fait pour ce pays, qui ne vivent pas ici, ou qui ne sont pas d'ici, tel que Lilian Thuram, Métropolitain d'origine Guadeloupéenne, Thierry Fendéré, Guadeloupéen d'adoption né en Afrique, mais de cette boue chacun d'entre nous doit s'extraire...
Lorsque vous aurez digéré vos origines, vous pourrez entrevoir l'avenir et commencer à construire. Tant que vous ne l'aurez pas fait, vous serez dans une logique de destruction.
C'est la raison pour laquelle vous avez commencé à faire détruire tous les commerces de nous autres Guadeloupéens, alors que vous vouliez nous faire croire que 90% de l'activité économique locale appartenait à des Békés.
Vous les avez bien manipulés, vos « bras armés ».
Mais oui, Monsieur Domota, vous vous êtes trompés, car nos commerces brûlent et sont pillés pas vos milices, car les Békés ne détiennent plus l'économie, comme vous voulez le faire croire.
L'histoire de notre pays continue, et nous devons y participer !!
Nous aussi, Patrons Antillais, faisons aujourd'hui partie du tissu économique de notre pays, et c'est avec tous les entrepreneurs de ce pays que nous construirons le modèle de société que nous voulons pour nos enfants.
Il faut dire la vérité, Monsieur Domota, c'est à partir d'une situation établie, validée et constatée que l'on doit se baser pour construire un idéal pour une jeunesse qui ne cesse d'espérer, et non sur des clichés et des idées reçues d'un autre temps.
J'ai le regret de vous dire que ce n'est pas avec vous que nous construirons la Guadeloupe !
Il est temps de retirer vos masques et de voir la réalité en face.

Guadeloupéens, arrêtons le massacre, retournons au travail et laissons la justice condamner les assassins

             Patrick Coco.
  
PS : Sur les 80 000 salariés pour lesquels vous vous êtes soi-disant battus, combien de « Clients » aller vous récupérer à L'ANPE ?

Compte tenu des chiffres cités plus haut, c'est-à-dire : 80 000 salariés du privé et qui représentent 30% de la population active, avec 30% de chômeurs et...40% de fonctionnaires, un rapide calcul nous donne les chiffres vertigineux suivants :

30% de salariés du secteur privé soit : 80 000

30% de chômeurs                        soit : 80 000

40% de fonctionnaires                 soit :100 000,

Comme l'ile compte 420 000 habitants, cela nous donne : 1 fonctionnaire pour .... 4,2 habitants... Qui dit mieux ? A ce sujet, j'invite les élus des régions, départements, cantons et autres communes de gauche de métropole à s'inspirer de ce territoire, en nombre de fonctionnaires et assimilés des collectivités  territoriales et locales. Cela fera peut-être augmenter les salaires du privé (A la sauce Domota)...

Vous comprenez maintenant pourquoi la vie est chère en Guadeloupe, Un habitant sur 4 gagne 40% de plus que ses compatriotes.

Et comme Monsieur Domota est « sous-directeur » de l'ANPE, il va grâce à son « action sociale » faire grimper sensiblement le pourcentage des chômeurs, puisque le patronat local table sur la perte de 10 à 15000 emplois, ce qui va ramener le pourcentage des salariés du privé , au « mieux » à 27% et le chiffre du chômage à 34, 5%. Encore un petit effort Monsieur Domota, encore une petite « grève musclée » et il y aura autant de chômeurs que de fonctionnaires.

Encore BRAVO monsieur Domota

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2) Lettre d’une salariée du privé en grève « forcée »

12 avril 2009

LETTRE OUVERTE A DOMATA et au LKP

A tous les dirigeants & militants syndicaux du Lyannaj kont pwofitasyon, Vous êtes contradictoires dans vos propos, dans votre essence.
1) Vous militez pour la liberté de votre peuple, mais vous en reniez une, fondamentale. Le LIBRE ARBITRE. Dieu lui-même (pour ceux qui y croient) a laissé le libre arbitre à l'homme dans le jardin d'Eden. Pour qui vous prenez-vous donc ?
Vous dites que les patrons prennent les employés pour les enfants, mais vous, que faites-vous, quand vous me faites quitter mon lieu de travail ? n'est-ce pas me traiter comme un enfant ?
Respectez le droit de la libre circulation, libre entreprise, et simplement le droit à la liberté.
Je ne VEUX PAS faire grève. Je VEUX aller travailler. Vous n'avez pas le DROIT de m'en EMPECHER.
La liberté des uns, commence, où s'arrête celle des autres.
Pourquoi me faire sortir de mon entreprise, quand J'AI DECIDE de ne pas soutenir un mouvement de grève qui ne me parle pas.
Je n'ai jamais été consultée pour savoir si j'approuvais une seule des 123 revendications.
2) Vous reniez le gouvernement que vous avez mis en place, vous reniez votre appartenance à une société colonialiste, capitaliste. Mais vous leur demandez plus d'aides, 100 millions d'euros ???????
Vous n'aimez pas l'américain, mais vous aimez ses biscuits' - proverbe de chez nous
3) Une société en crise, réduit sa consommation. Ce qui n'est pas le cas chez nous.
Vous voulez de belles routes, de belles voitures, de belles maisons, de belles chaussures, de beaux vêtement, toute sorte de belles choses. Vous buvez du champagne, du whisky, vous vous endettez pour fêter noël. Et un mois plus tard, vous vous plaignez à l'État de votre faible POUVOIR D'ACHAT
Soyez crédibles dans vos propos.
Décembre 2008, est je crois, la période de fin d'année où j'ai vu le plus de voitures à Jarry, dans les centres commerciaux.
Des caddies pleins à ras bord, une consommation à outrance, poussée à l'excès. Tellement mes compatriotes ont dépensé à Noël, ils n'avaient plus d'argent pour faire les soldes qui ont commencé le 3 janvier.
Mangez des ignames, des pois d'angole, du cochon local, buvez du jus de groseille, du rhum de chez nous, chantez les cantiques, allez chez les voisins....
Pas besoin de robes hors de prix ni d'aller chez le coiffeur pour visiter la famille.
Apprenons à vivre simplement, et là, nous pourrons parler de pouvoir d'achat. Vous dépensez des sommes folles dans le Carnaval.
Quand il n'y a pas d'argent, la première chose qui saute, c'est le superflu Sauf en Guadeloupe.
4) Je me suis cassé le derrière à l'école. J'ai appris, aujourd'hui, j'occupe le poste que je MERITE. Je ne le dois à aucun syndicat, ni à aucune revendication.
J'ai appris des langues étrangères, au collège, au lycée, comme tout le monde qui va à l'école en Guadeloupe. Mais je n'ai pas considéré ça comme une perte de temps.
C'est ma ténacité, mon envie de progresser qui m'ont mise là où je suis aujourd'hui. Tout le monde part avec les mêmes cartes dans la vie.
Un enfant, c'est une page blanche. (je ne sais plus qui a dit ça).
Après, il faut avoir envie de faire quelque chose, et s'en donner les moyens. Yes we can, right ? Régulariser les transporteurs clandestins ???
J'ai sué, j'ai utilisé mon intelligence, mes compétences pour obtenir la capacité de transport. Pourquoi régulariser les personnes qui ne l'ont pas ?
Dans ce cas, que tout le monde gagne 5000 euros par mois qu'ils aient fait des études ou non, qu'ils aient des compétences ou non, qu'ils soient cadres ou caissières. Simplement, La vie, c'est pas ça.
5) Vous vous ridiculisez aux yeux des ‘blancs' que vous méprisez tant. Quand ils s'adressent à vous, ils maîtrisent leur sujet, sans avoir les yeux rivés sur une feuille. Vous n'êtes pas capable de faire un discours sans LIRE.
Quand des mots viennent du cœur, on n'a pas besoin de LIRE. Vous n'êtes pas crédibles.
6) Vous militez contre le racisme, mais vous le pratiquez et le revendiquez ouvertement. Embauche prioritaire aux Guadeloupéens ?
Entre un Blanc ou un Asiatique qui a exactement le profil que je recherche et un Guadeloupéen qui n'est pas compétent ?
Je choisis sans hésiter l'étranger qui travaille bien. Je ne suis pas nèg a tou pri.
Je suis noire et fière de l'être mais je reconnais la valeur des gens, comme l'a voulu Martin Luther King, que vous mentionnez si souvent, dans son fameux discours, I have a Dream, « J'ai l'espoir qu'un jour, mes enfants seront jugés, non sur la couleur de leur peau, mais sur leur personnalité »
Je ne me sens pas esclave pour un sou. Je ne renie pas mon passé. Je sais d'où je viens mais ce n'est pas mon moteur. Je ne ramène pas le problème de la race dans tous les aspects de ma vie.
Y'a des cons partout et c'est là le seul racisme que je m'autorise : j'aime pas les cons.
7) Vous demandez 200 euros net de plus sur les salaires.
Comment un petit garagiste qui a eu le mérite de vouloir ENTREPRENDRE, pourra-t-il payer ses mécanos 200 euros de plus par mois (sans parler des charges sociales qui paient ceux qui ne foutent rien), si il n'a pas d'activité justement A CAUSE DE VOTRE GREVE.
Vous ne dîtes pas à ceux qui vous suivent, que les jours de grèves ne sont pas rémunérés, sauf pour les représentants syndicaux.
Ils vous suivent en bons moutons de panurge, mais ce n'est pas vous qui paierez leurs factures, les traites de la Soguafi. Les prélèvements sur leurs comptes bancaires ne font pas grève.
Presque tous les dirigeants des organisations syndicales de chez nous, travaillent dans le public.
Ce n'est pas l'Education Nationale, ni la Sécurité Sociale qui mettront la clé sous la porte demain. Leur emploi est assuré, leurs revenus sont assurés. Qu'ils vous parlent des heures de délégation syndicale.
Mais les petits, qui sont simplement syndiqués, comment feront-ils ?
Je travaille dans le privé, et après 1 semaine de grève, on voit déjà les dégâts.
Avec un mouvement qui dure et perdure, nombre de petites entreprises, qui n'ont pas les reins solides, seront forcées de mettre la clé sous la porte.
Et voilà le devenir des petits travailleurs que soi disant vous défendez.
Réfléchissez un peu. Quand vous faîtes grève, faîtes-le de façon intelligente.
Arrêtez de tuer le pays.
En fait, vous ne recherchez qu'une chose, l'indépendance.
Le jour où la France en aura marre de ce tonneau des Danaïdes, un trou sans fond où se déversent aides et subventions, contributions, allocations, pour une population toujours en train de pleurnicher parce qu'elle en veut toujours plus, elle s'en ira.

Et là vous verrez ceux qui aiment vraiment la Guadeloupe, et ceux qui recherchent le pouvoir.
Nous avons l'exemple d'Haïti.
Ce sont des noirs qui s'entretuent, des noirs qui créent le malheur chez leurs frères
Parce que tous ceux qui décident de bloquer le pays aujourd'hui, qui veulent faire la pluie et le beau temps, ce sont ceux là même qui seront nos Papa Doc, nos Aristide de demain.

Ce jour là, je vous le dis franchement, AN KA FOUKAN. (Pas besoin de traduction)J'aime mon pays, mais en ce moment, j'ai honte d'être Guadeloupéenne, à cause de certains, qui « parlent en mon nom ». A tous ceux qui pensent comme moi, faites le savoir pour revendiquer un droit élémentaire :
LE LIBRE ARBITRE.

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