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VIEILLE GARDE

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Nouveau lanceur d'alerte. « À force de tout voir l’on finit par tout supporter… À force de tout supporter l’on finit par tout tolérer… À force de tout tolérer l’on finit par tout accepter… À force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! » (Saint Augustin). Et à force de tout approuver, l'on finit, hélas, par CAPITULER...(J.P.Drouin)


Au secours de François Fillon

Publié par Vieille garde sur 7 Mars 2017, 15:11pm

Catégories : #Actualité, #Politique, #Je transmets ...

Lu ce matin sur Boulevard Voltaire.fr cet excellent papier d'un avocat qui, comme beaucoup de juristes honnêtes, prend la défense de François Fillon, prouvant  que le procès que lui fait un parquet aux ordres du pouvoir est nul et non avenu. Malheureusement "l'accusé" est déjà jugé et condamné par la presse majoritairement à la botte de l'Élysée et dont les souffifres qui se font appeler "journalistes" sont payés grassement par nos impôts dont les subventions sont largement distribuées à leurs patrons milliardaires qui lèchent les bottes d'un certain gourou, macron pour ne pas le nommer. Bonne lecture :

Au secours de François Fillon

À ce stade, j’estime qu’il faut le soutenir dans le combat qu’il mène.

François Fillon doit être défendu de tout ce dont on l’accuse, au nom de la morale, de la parole donnée et de l’État de droit.

Je ne suis pas filloniste. Je doute de sa capacité, voire de sa réelle volonté à remettre en cause un système qu’il a incarné et défendu pendant très longtemps. Mais ce que ce système lui fait pourrait me faire changer d’avis… Et, à ce stade, j’estime qu’il faut le soutenir dans le combat qu’il mène.

Comme tous les justes et les innocents, il se défend mal ; c’est une vérité de l’histoire judiciaire. Avocats et juges le savent d’expérience. Aussi a-t-il accumulé les maladresses et même pris des engagements sur lesquels la vilenie des moyens utilisés contre lui l’autorise à revenir…

Nous sommes manipulés. Les journalistes qui sont à l’origine de « l’affaire » votent encore à gauche à une écrasante majorité. Le Syndicat de la magistrature a bénéficié du soutien de notre garde des Sceaux, madame Taubira, durant toute la durée de sa présence place Vendôme.

La gauche encore au pouvoir et qui entend y rester, et la droite centriste à sa suite, sont à la manœuvre à l’encontre de celui qui n’avait été adoubé ni par ses pairs ni par le presse…

Plusieurs remarquent s’imposent :

François Fillon et sa femme n’ont rien caché ni de cet emploi ni de son caractère prétendument fictif ! C’était un secret de polichinelle pour qui s’intéressait à la vie de l’Assemblée nationale.

– Le parquet financier a été poussé par la presse, à la traîne de la presse, alors qu’il aurait pu se saisir de ces faits publics depuis bien longtemps…

– La qualification de détournement de fonds publics ne résiste pas une seconde à l’examen d’un juriste sérieux. Or, c’est elle qui a permis de justifier la saisine du parquet financier (le fameux PNF).

– C’est le parquet et lui seul, ou la police chargée par lui de l’enquête, tous deux aux ordres du pouvoir, qui ont organisé les fuites des contenus des PV… alors que le mis en cause n’avait pas accès au dossier ! Des fuites qui se poursuivent encore ce dimanche alors que l’instruction vient d’être ouverte, dans les colonnes d’une presse qui continue de se draper dans sa dignité moralisatrice alors qu’elle commet délit sur délit, foulant aux pieds l’État de droit dont elle demande le respect !

– Le parquet n’est pas « LA JUSTICE » ; il n’est pas indépendant comme le sont les juges d’instruction et du siège. La Cour européenne des droits de l’homme ne cesse de le répéter. Les poursuites ont été le fait du pouvoir.

Cette machination est scandaleuse. Il s’agit d’une manipulation digne des meilleurs romans de Volkoff.

Il est injuste de priver François Fillon de son droit à se soumettre au suffrage des Français.

Au nom de la morale, parce que le reproche qui lui est fait n’est pas justifié. Il n’a rien volé. Il n’a fait qu’utiliser sa dotation budgétaire, sous le contrôle de l’Assemblée nationale, sachant qu’il lui était matériellement impossible de se priver du travail d’un assistant parlementaire.

Au nom de la parole donnée, parce que sa future mise en examen est une cabale inadmissible à laquelle nos juges se sont livrés avec une bassesse comparable à celle du mur des cons.

Au nom de l’État de droit, enfin, parce que tous les principes – présomption d’innocence, séparation des pouvoirs, secret de l’enquête et maintenant de l’instruction, règles du droit pénal – sont piétinés.

Quant à ceux qui prétendent l’exclure du jeu politique, ils se livrent à une tartufferie dont Molière aurait fait une farce. À bon entendeur…

Bernard Hawadier , Avocat

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