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VIEILLE GARDE

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Nouveau lanceur d'alerte. « À force de tout voir l’on finit par tout supporter… À force de tout supporter l’on finit par tout tolérer… À force de tout tolérer l’on finit par tout accepter… À force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! » (Saint Augustin). Et à force de tout approuver, l'on finit, hélas, par CAPITULER...(J.P.Drouin)


Dockers de père en fils …

Publié par Vieille garde sur 5 Octobre 2010, 14:55pm

Catégories : #Actualité

… Et de génération en génération …

Petit historique :

Dans cette « grande famille », c’est un peu comme dans l’Education nationale, on nait et meurt docker de père en fils.

Dans les années 60 pour le transbordement des conteneurs, il y avait une grue qui soulevait la charge à transborder avec bien entendu l’indispensable grutier pour la faire manœuvrer et bien sur un docker pour accrocher les quatre élingues aux quatre coins de la charge à soulever. C’était un peu lent mais suffisant. Seulement quelques années plu tard, la CGT « s’est prise les pieds dans les élingues », si je peux me permettre ce jeu de mots et a exigé deux dockers pour quatre élingues. Donc si vous avez bien suivi, cela faisait 2 peignes-zizi pour quatre élingues. C’était déjà une belle avancée.

Quelques années passèrent encore et les casseurs d’usines de la centrale syndicale exigèrent un docker par élingue. Ce qui une fois de plus fut accepté, après bien sûr des mouvements contestataires purs et durs qui paralysèrent chaque fois les ports, les entreprises et les armateurs.

Mais de cela comme de l’économie du pays la CGT n’en a rien à cirer. Résultat, les  peigne-machin ont été multiplié par quatre ce qui nous donnait cinq intervenants, dont le grutier, le seul indispensable, par charge à soulever. Vous suivez toujours ?

Aujourd’hui, la manutention évoluant avec le progrès et les machines, de nouveaux outils sont apparus de telle sorte que maintenant l’indispensable grutier soulève, seul, un voir deux conteneurs à la fois pour les transborder du quai au bateau ou vice et versa et ce sans la moindre intervention des peignes-machin. Pas mal comme évolution-révolution non ? Sauf que, sauf que les dockers qui faisaient ce « difficile et fatiguant travail » d’accrochages des charges, qui maintenant sont le cul sur le siège d’élévateur pour déplacer les conteneurs et bien ces gentils dockers n’ont pas été licenciés non, non, ils sont toujours là en surnombre à foutre l’économie des ports en l’air avec leurs grèves à rallonges et à longueur d’années si bien que les armateurs commencent, par dépit, voir dégoût, à faire dérouter leurs navires sur d’autres ports européens (Italie, Espagne…).

Et tout cela pour quoi ? Simplement parce que ces messieurs, qui au fil des années, sont devenus des fonctionnaires en pire, ne veulent pas de la transformation des ports autonomes et la création d’entreprises privées sur les sites de manutention. Et pour cause ils refusent d’être détachés dans ces entreprises. Pensez, ils ne pourront plus buller tranquillement pour certains et s’adonner au sport favori qui est le pillage de marchandises sur les sites pour d’autres. Ou tout au moins le feront-ils plus difficilement.

Pourtant, des avancées (que j’appellerais reculades) ont été faites par la direction du port autonome de Marseille (PAM) si l’on en juge par le texte ci-dessous tiré du magasine « MER et MARINE ». Apparemment cela n’est pas suffisant pour « ces travailleurs de force ». Lisez plutôt :

 

Hier, Jean-Claude Terrier, président du Directoire du Grand Port Maritime de Marseille, a estimé avoir offert «toutes les garanties aux représentants du personnel pour que le travail reprenne sur les terminaux pétroliers de Fos et Lavera ». Depuis une semaine, l'activité a cessé à l'appel de la CGT pour dénoncer la création par le GPMM, dans le cadre de la réforme portuaire, d'une filiale dédiée à la gestion des terminaux pétroliers. Jean-Claude Terrier, qui avait rencontré dans la matinée les représentants du syndicat, a insisté sur le fait que le port resterait majoritaire dans cette filiale, seules 40% des parts étant proposées à des opérateurs privés. Il a rappelé que les 220 salariés du GPMM détachés dans la filiale bénéficieront d'un droit de retour au sein du port, et ce jusqu'à leur retraite, au cas où la société aurait des difficultés économiques. Lors d'une conférence de presse, Jean-Claude Terrier a affirmé que la création d'une filiale pétrole « n'était pas une lubie » mais que sa création « intervenait dans le cadre de la loi ». Il a par ailleurs affirmé que le principe de la filiale avait été accepté par le syndicat CGT lors de la signature d'un accord en décembre 2008.
Hier, la grève sur les terminaux pétroliers obligeait 41 navires à attendre sur rade (4 chimiquiers, 8 gaziers, 14 pétroliers de brut et 13 pétroliers de raffinés et 2 péniches).

 

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