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VIEILLE GARDE

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Nouveau lanceur d'alerte. « À force de tout voir l’on finit par tout supporter… À force de tout supporter l’on finit par tout tolérer… À force de tout tolérer l’on finit par tout accepter… À force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! » (Saint Augustin). Et à force de tout approuver, l'on finit, hélas, par CAPITULER...(J.P.Drouin)


« Les colons indigènes » !!!

Publié par Vieille garde sur 21 Mai 2010, 18:01pm

Catégories : #Actualité

Le film « Hors la loi » de Rachid Bouchareb à été projeté comme par hasard en même temps que « Des hommes et des Dieux », film relatant la vie, mais pas la mort odieuse, des sept moines trappistes du monastère de Tibhirine décapités lâchement par des bêtes et l’on ne peut qualifier d’humains tant ces barbares sont sanguinaires et dont le gouvernement algérien ose parler de bavure au lieu de pourchasser et punir ces assassins.

Pendant qu’à Paris, le 10 mai, devant l’Ambassade d’Algérie, des femmes du « collectif de solidarité des femmes d’Hassi Messaoud » et comme de bien entendu des associations diverses et variées des droits de l’homme (toujours à sens unique bien sûr) manifestaient contre « la terreur et l’impunité des crimes commis contre des femmes à Hassi Messaoud ». On aurait bien aimé les voir manifester contre la décapitation des moines de Tibhirine. Evidemment, c’est un autre combat pour lequel il est interdit de s’exprimer au non de la « stigmatisation » terme en vogue en « Parisie-gauchisante »…

Mais revenons à  Rachid Bouchareb, également auteur du film « Indigènes » et qui veut faire croire à une frange crédule de la population que ce sont les Algériens et eux seuls qui ont délivré la France en 1945.

Comme il voudrait leur faire croire à tous ces crédules et néanmoins dhimmis que l’armée française n’a pratiqué que la torture pendant la guerre d’Algérie. Pour l’avoir vécu, je peux affirmer ici que les prisonniers de l’ALN (Armée de libération nationale) pris les armes à la main et soi-disant « torturés » étaient remis dans les villes de garnison dans les mains de militaires chargés « du maintien de l’ordre », c'est-à-dire parqués un temps dans des camps puis la plupart du temps remis en liberté. Liberté que beaucoup mettaient à profit pour reprendre les armes.

Je peux aussi pour  avoir visionné des dizaines de photos vous parler du massacre d’un village entier entre Constantine et Batna où là, 350 hommes, femmes, enfants et vieillards ont tous sans aucune exception  été égorgés et massacrés par les « soldats » de l’ALN  parce ces derniers les soupçonnaient de fournir des renseignements à l’armée Française.

Je peux aussi vous parler de « ces colonisateurs » qu’on appelle « Pieds noirs » au nombre desquels deux de mes oncles (du côté paternel) ont été tués pendant la première guerre mondiale et deux autres (du côté maternel ceux-là) ont eu les pieds gelés pour la libération de l’Alsace, faisant partie de la 2°DB de Leclerc en 1943. Voilà les « indigènes » car eux aussi étaient nés là-bas, qui ont, avec beaucoup  d’autres, libérés la France.

On parle beaucoup de l’autre côté de la Méditerranée des exactions faites par l’armée française mais pas des tortures et exécutions sommaires de civils et militaires tombés aux mains sanguinaires de barbares moyenâgeux, sans compter les centaines de civils « disparus » sans laisser de traces.

On ne parle pas de nos chers communistes qui par leur action de porteurs de valises ont contribué à la mort de nombre de soldats du contingent car dans ces valises se trouvait l’argent nécessaire à l’achat d’armes modernes et perfectionnées dont peu de régiments français engagés en Algérie en étaient dotés (principalement des mitrailleuses légères).

On ne parle pas non plus, sujet tabou, des 17000 harkis que la France a abandonnés sur place en 1962 et qu’en représailles pour avoir voulu servir le drapeau français, ils ont tous été massacrés. Quant-à ceux beaucoup moins nombreux qui ont réussi à entrer en France, ceux-là ont été traités pire que des chiens galeux par les autorités françaises et ce jusqu’à ces derniers jours, parqués dans des espèces de bidonvilles pendant que les Algériens immigrés ont eu droit à être logés dignement. Sans doute par esprit de « repentance ». Pourtant ces Harkis sont plus français que vous et moi et la plupart d’entre eux sont « les vrais indigènes » qui ont aidé à la libération de la France.

Parlons maintenant un peu  de ces « colons » qui ont fait d’un pays de marécages insalubre le pays dont les Algériens ont hérités. Oui, j’ose dire HERITER car s’il n’y avait eu les Pieds noirs de 1930 à 1962, l’Algérie en serait au même point, aujourd’hui, que beaucoup de pays africains, c'est-à-dire dans le dénuement le plus complet et vivant dans des gourbis et des mechtas.

Il faut dire à tous ceux qui croient que les Pieds noirs ont tous exploité les Algériens et sont venus en France avec les valises pleines de fric que ce peuple d’un million d’âmes était en réalité un amalgame de descendants d’ouvriers, de petits commerçants, de petits agriculteurs, de fonctionnaires, d’ingénieurs et de bâtisseurs qui sont venus d’Espagne (Ouest algérien) chassé par la misère et les guerres, venus d’Italie, pour les mêmes raisons (Est algérien) et venus de France (En particulier d’Alsace, cherchant à fuir l’Allemand en 1870). Tous cherchaient l’Eldorado. En réalité, ils  ont travaillé, défriché, cultivé, construit et sont morts pour le développement de ce pays. Bien sûr, il y a comme dans toutes communautés, des privilégiés, gros propriétaires terriens, qui eux ont exploité ceux qui travaillaient pour eux  sans distinction de race ou de couleur de peau. Ceux-là étaient une toute petite minorité. Mais cette minorité nous a, longtemps et même jusqu’à présent aus yeux de certains, fait passer pour ceux que nous étions bien loin d’être c'est-à-dire des colons dans le mauvais sens de terme.

Pour la plupart, nous sommes entrés en 1962 dans un pays hostile, la France, accueilli par un peuple hostile à cette époque, les Français, avec quelques bagages pleins de souvenirs, pleins d’espoir bien souvent déçu, mais pas plein de fric NON.

Alors vous savez, la repentance ça commence à bien faire.

 

J.P DROUIN

Commenter cet article

joe 28/05/2010 21:36


Oui ras le bol la repentance, on ne change pas le passé c'est comme ça c'est tout!
Perso je ne dois aucune excuse à personne si ma civilisation a été la plus forte.


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