Voici un mail qui m'a été posté pas plus tard que ce matin et qui va peut-être vous faire regarder d'un œil nouveau un certain fonctionnaire de l'Etat :
Un Guadeloupéen de couleur à un Guadeloupéen de la même couleur.
Objet : Lettre ouverte à Monsieur Domota
Merci, Monsieur Domota, de nous avoir ouvert les yeux...
Vous avez su nous faire la démonstration des ravages que peut faire le fanatisme dans un pays.
Vous connaissez les faiblesses de notre pays et vous saviez bien qu'il existe en Guadeloupe une forte proportion de jeunes délinquants et illettrés pour qui vous n'avez jamais rien entrepris.
Pourtant, vous avez su vous servir d'eux !!
En diabolisant les Békés, en direct sur les médias avec vos amis journalistes, en faisant croire à ces jeunes que tous leurs maux venaient de ces fameux Békés, votre tactique a été parfaite «
Commandant Domota ».
Il vous a fallu quatre semaines pour fanatiser une jeunesse désœuvrée, avec vos appels à la haine raciale qui ont été légitimés par les médias dont la quasi-totalité vous a donné raison.
Vous avez choisi la bonne période en choisissant celle du Carnaval : vous ne vous êtes pas trompé, car c'est bien pendant cette période que se déversent dans les rues les soupapes de sécurité
d'une jeunesse désespérée.
Que cherchiez-vous ?
Nous ne pouvons pas croire que, dans une période de crise sociale telle celle que traverse le monde aujourd'hui, vous cherchiez à donner vraiment ........ 200 Euros de plus à ceux qui
travaillent déjà, c'est-à-dire à 80 000 personnes sur les 420 000 que compte notre pays.
Les délinquants de la rue, dont vous « déclinez toute responsabilité » ne vous intéressent pas ?
Oui, Monsieur Domota, ils vous intéressent, vous en avez besoin pour arriver à vos fins !
Vous les avez armés, vous les avez commandités pendant vos réunions du soir, et vous les avez lâchés tels des fauves sur les barrages...
Ils étaient enfin devenus utiles, de plus ils passaient sur les médias nationaux avec leur masques !
Bravo Monsieur Domota, vous leur avez laissé croire, l'espace d'un instant, qu'ils étaient devenus des héros !!
Vous vouliez d'un martyr tué par les forces colonialistes, le malheur vous frappe, car ce sont vos « bras armés » qui l'ont assassiné !!
Vous avez fait assassiner un de nos frères, vous porterez sa mort sur la conscience.
Vous aviez déjà du mal à vivre avec vos origines, vous aurez maintenant du mal à vivre avec votre futur.
En voulant imposer votre dictat de 200 Euros, vous avez fait la preuve de votre mal-être, car nous savons bien que tous les dictateurs qui ont sévit dans le monde étaient tous des malades.
Il faut donc, Monsieur Domota, soigner votre maladie, et je me permets de vous donner une « ordonnance » que vous pourrez transmettre à tous ceux qui comme vous ne savent pas qui ils sont :
- Il faut regarder son histoire et l'accepter, car personne ne pourra rien y changer. Il faut accepter que notre peuple Antillais soit un
peuple nouveau, né d'un épisode dramatique de l'histoire. Un peuple qui a eu le mérite d'assimiler des années de civilisation en si peu de temps.
- Nos ancêtres Africains ont capturé leurs frères de race et les ont vendus à des marchands Nantais et Bordelais.
- Nos ancêtres colons les ont achetés, car ils étaient très importants pour eux pour l'avenir des îles.
- Ceci est un constat, mais aussi un crime contre l'Humanité. De quel côté vous sentez vous le plus proche, Monsieur Domota : celui qui les a
capturés ou de celui qui les a vendus ? Moi, je ne me reconnais ni dans l'un, ni dans l'autre, car j'ai déjà accompli mon devoir de mémoire. Aujourd'hui, j'en ai fini avec le passé. Je me sens le
fruit de l'union de la souffrance et de l'amour. Le peuple Antillais est physiquement beau, riche par sa culture, par son accueil, mais semble s'acharner à vouloir s'engluer dans une boue de
rancœurs. Cette boue est entretenue par la culpabilité de ceux qui n'ont jamais rien fait pour ce pays, qui ne vivent pas ici, ou qui ne sont pas d'ici, tel que Lilian Thuram, Métropolitain
d'origine Guadeloupéenne, Thierry Fendéré, Guadeloupéen d'adoption né en Afrique, mais de cette boue chacun d'entre nous doit s'extraire...
Lorsque vous aurez digéré vos origines, vous pourrez entrevoir l'avenir et commencer à construire.
Tant que vous ne l'aurez pas fait, vous serez dans une logique de destruction.
C'est la raison pour laquelle vous avez commencé à faire détruire tous les commerces de nous autres Guadeloupéens, alors que vous vouliez nous faire croire que 90% de l'activité économique locale
appartenait à des Békés.
Vous les avez bien manipulés, vos « bras armés ».
Mais oui, Monsieur Domota, vous vous êtes trompés, car nos commerces brûlent et sont pillés pas vos milices, car les Békés ne détiennent plus l'économie, comme vous voulez le faire croire.
L'histoire de notre pays continue, et nous devons y participer !!
Nous aussi, Patrons Antillais, faisons aujourd'hui partie du tissu économique de notre pays, et c'est avec tous les entrepreneurs de ce pays que nous construirons le modèle de société que nous
voulons pour nos enfants.
Il faut dire la vérité, Monsieur Domota, c'est à partir d'une situation établie, validée et constatée que l'on doit se baser pour construire un idéal pour une jeunesse qui ne cesse d'espérer, et
non sur des clichés et des idées reçues d'un autre temps.
J'ai le regret de vous dire que ce n'est pas avec vous que nous construirons la Guadeloupe !
Il est temps de retirer vos masques et de voir la réalité en face.
Guadeloupéens, arrêtons le massacre, retournons au travail et laissons la justice condamner les assassins.
Patrick Coco.
PS : Sur les 80 000 salariés pour lesquels vous vous êtes soi-disant battus, combien de « Clients » aller vous récupérer à L'ANPE ?
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Compte tenu des chiffres cités plus haut, c'est-à-dire : 80 000 salariés du privé et qui représentent 30% de la population active, avec 30% de chômeurs et...40% de fonctionnaires,un rapide calcul nous donne les chiffres vertigineux suivants :
30% de salariés du secteur privé soit : 80 000
30% de chômeurs soit : 80 000
40% de fonctionnaires soit :100 000,
Comme l'ile compte 420 000 habitants, cela nous donne : 1 fonctionnaire pour .... 4,2 habitants... Qui dit mieux ? A ce sujet, j'invite les élus des régions, départements, cantons et autres communes de gauche de métropole à s'inspirer de ce territoire, en nombre de fonctionnaires et assimilés des collectivités territoriales et locales. Cela fera peut-être augmenter les salaires du privé (A la sauce Domota)...
Vous comprenez maintenant pourquoi la vie est chère en Guadeloupe, Un habitant sur 4 gagne 40% de plus que ses compatriotes.
Et comme Monsieur Domota est « sous-directeur » de l'ANPE, il va grâce à son « action sociale » faire grimper sensiblement le pourcentage des chômeurs, puisque le patronat local table sur la perte de 10 à 15000 emplois, ce qui va ramener le pourcentage des salariés du privé , au « mieux » à 27% et le chiffre du chômage à 34, 5%. Encore un petit effort Monsieur Domota, encore une petite « grève musclée » et il y aura autant de chômeurs que de fonctionnaires.
Encore BRAVO monsieur Domota
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