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 En réponse à Monsieur Vincent Drezet, secrétaire du Syndicat national unifié des impôts (SNUI) au sujet de son article paru dans Marianne2.fr et qui s'intitule : Fonctionnaires : coûteux, feignants, archaïques ?, je me permets de faire, ici, quelques remarques :

Extrait : Il existe trois grandes fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière), qui emploient 5,2 millions de personnes au 31 décembre 2005, soit un salarié sur cinq. Près de la moitié appartient à la fonction publique d'État (49 % soit 2,3 millions fonctionnaires d'État), 31 % à la fonction publique territoriale et 20 % à la fonction publique hospitalière. Concentrons-nous sur celle qui fait le plus débat, la fonction publique d'État.
Réponse : Je signale, pour ceux qui aiment les statistiques et les comparatifs, qu'au tout début du siècle dernier, l'Administration comptait un million de fonctionnaires pour 30 millions d'âmes, soit 3,3% de l'ensemble de la population. Aujourd'hui, pour 64 millions d'habitants, nous avons suivant les chiffres de M Drezet, 5,2 millions  fonctionnaires soit : 8,1% de cette même population. Cherchez l'erreur !!!  Vous allez me rétorquer que les besoins ont évolués. Certes, mais le progrès et les technologies aussi depuis 50 ans et le nombre de fonctionnaires et assimilés a augmenté de près de 30% depuis le début belles années 1980/90. Ce n'est effectivement plus l'ère des 30 glorieuses, mais le temps des 30 pourries.

Extrait : Le salaire net moyen mensuel des fonctionnaires d'État est de 2 108 euros (25 296 euros annuels) mais la moitié des fonctionnaires perçoivent un salaire inférieur à 1 927 euros et 10 % d'entre eux ont un salaire inférieur à 1 237 euros.
Réponse : Ce n'est pas mieux dans le privé où une bonne partie des pauvres salariés travaillent à mi-temps, hélas, donc avec un salaire divisé par deux.

Extrait : Par comparaison, le salaire net moyen annuel dans le secteur privé s'élève, pour un temps plein, à 19 818 euros pour les femmes et 24 446 euros pour les hommes (chiffres de l'Insee, données 2006).
Réponse : Salaires donc inférieurs au public.

Extrait : La forte proportion de cadres A, qui s'explique par le grand nombre d'enseignants (appartenant à la catégorie A), tire la moyenne vers le haut.
Réponse : La proportion des cadres du privé est au moins égale sinon supérieure au public.

Extrait : Les dépenses de fonctionnement (dont le personnel représente la majeure partie) sont plus importantes au Royaume-Uni et au Canada qu'en France (respectivement 21,5, 19 et 18 % du Produit intérieur brut de ces États).
Réponse : Le royaume uni étant dirigé par les Socialistes, cela se conçoit. Pour ce qui est du Canada, il me semble qu'il y a eu des coupes sombres dans les effectifs du  service public canadien. Je pense donc qu'il faut revoir le pourcentage à la baisse.

Extrait : Le statut de la fonction publique a été créé en 1946 pour garantir : l'égalité d'accès aux emplois publics, l'égalité de traitement des usagers, la continuité de l'action publique (qui perdure malgré les changements de gouvernements) et l'indépendance et la neutralité de ceux qui sont au service de l'État.
Réponse : Où ce Monsieur trouve-t-il une neutralité des fonctionnaires au service de l'Etat, l'indépendance par rapport à l'Etat ça c'est sûr, pour le reste inféodation totale aux Partis de gauche.

Extrait :
En clair, le statut permet d'éviter qu'un fonctionnaire soit licencié, embauché ou promu en fonction de ses relations ou du caprice de ses chefs successifs.
Réponse : Licencié, surement pas, effectivement. J'ajouterai « Hélas ».

Embauché en fonction de ses relations ? C'est très usité dans les entreprises publiques, pour peu que le postulant prenne une carte syndicale (CGT de préférence).

Extrait : Le statut constitue donc une double garantie : pour le citoyen (indépendance, continuité, neutralité de l'action publique) et pour le fonctionnaire (pour les mêmes raisons, d'où la sécurité de l'emploi). Du reste, on le sait peu, mais les fonctionnaires n'ont pas que des droits, ils ont aussi des obligations spécifiques (ils ont de plus acquis tardivement certains droits comme le droit de grève).
Réponse : Tiens donc, ça ne manque pas d'air !! Mais c'est vrai, les fonctionnaires ont des devoirs et des obligations, bien trop souvent enfouis sous les dossiers ou dans les tiroirs.

Quant-au droit de grève, si comme Monsieur le dit, « ils ont acquis tardivement certains droits et le droit de grève », depuis, ils usent largement de leurs droits et abuse de celui de faire grève.

Extrait : Coûteux ? Mais tout travail mérite salaire et du reste, si les services publics étaient privatisés, il faudrait tout de même payer le salaire de ceux qui assureraient ce même service (enseigner par exemple). Or, rien ne dit que cela coûterait moins cher (voir le coût de l'éducation ou de la santé dans les pays libéraux) et tout montre que seuls ceux qui pourraient se le payer y auraient accès.
Réponse : C'est vrai que tout travail mérite salaire encore faut-il ne pas mettre « deux gus » voire trois pour faire le même travail (exemple : services municipaux qui chevauchent les services départementaux qui surplombent les services régionaux , etc..ect..? car pour un même renseignement, bien souvent il faut s'adresser à trois services, voire plus). Ce qui revient à dire, que si les services étaient privatisés, il y aurait une autre organisation plus légère, plus efficace et par là même, moins onéreuse. CQFD.

Ne parlons pas de l'éducation, c'est un sujet qui fâche car il suffit de regarder les résultats pour être convaincu que plus il y a du personnel, moins ça marche.

Et pour terminer, la santé : Ce monsieur oublie que la sécurité sociale est payée par les cotisations et que malgré les progrès gigantesques qu'a apporté l'informatique dans ce secteur en particulier (La dernière en date : la carte vitale), le personnel de gestion est toujours aussi conséquent.

Extrait : Feignants ? Mais les multiples «réformes» réalisées dans les administrations (aux finances par exemple !), l'augmentation de la charge de travail et des objectifs dans un contexte de réduction des effectifs (les «contrats de performances» des différentes administrations permettent de vérifier aisément ce qui précède) et la dégradation des conditions de travail (due notamment aux nouveaux modes de management) montrent que les fonctionnaires vivent une réalité sociale de «salariés classiques» et pas de nantis.
Réponse : Feignants non mais "assidus et ponctuels"cela reste à démontrer. Pour ne prendre q'un seul exemple : On parle beaucoup de l'absentéisme des élèves et collégiens, quid des enseignants? 

Si les fonctionnaires vivent aujourd'hui la « dure » réalité du privé, c'est qu'ils sont resté trop longtemps à travailler comme au temps des chars à bœufs. Alors forcément l'adaptation est d'autant plus dure.

Quant-aux nouveaux modes de management, n'exagérons rien, les fonctionnaires ne sont pas devenus des esclaves. Ca se saurait rien que par les grèves que cela enclencherait.

Extrait : N'en déplaise aux pourfendeurs de la fonction publique, les fonctionnaires remplissent des missions utiles qui ont pour but la recherche de l'intérêt général.
Réponse : Faut voir !! Demandez aux usagers comment ils sont reçus dans les administrations. Eux seuls savent.

Extrait : Cette dimension doit être prise en compte dans l'évolution des missions et de la gestion des personnels. Or, très souvent, les «réformateurs» se sont contentés de copier des recettes ici ou là (au Canada ou dans le secteur privé par exemple) tout en jouant pleinement la division entre salariés du public et du privé, une stratégie qui ne profite à personne, et surtout pas aux salariés du privé, de plus en plus violemment confrontés à l'insécurité sociale.
Réponse : « Les réformateurs », vous n'aimez décidemment pas ce mot, il est proscrit du vocabulaire gauchiste, comme le libéralisme d'ailleurs. Si ces réformateurs ont copié des méthodes qui marchent pratiquées dans d'autres pays ou dans les entreprises privées qui, jusqu'à preuve du contraire, sont mieux gérées que le public, où est donc le problème ?

Il est bien évident que dans ce pays, on a peur de l'inconnu. Il faut rester avec les méthodes d'un autre siècle, c'est pour cette raison entre-autres, que la France a du mal à se redresser. Et la division entre service public et privé, les seuls responsables sont les fonctionnaires eux-mêmes qui par certain laxisme ou comportement ont fait que beaucoup d'usagers des administrations sont remontés contre eux.

Extrait : Ajoutez à cela des projets et des orientations (loi sur la mobilité avec une forte dimension «mobilité subie», livre blanc...) qui remettent en cause la nature même des missions, de la place et du rôle de l'action publique et de ses salariés, et voici réunies les conditions d'une véritable crise de sens. De nombreux salariés la vivent. C'est aussi ce que vivent la plupart des fonctionnaires.
Réponse : Vous me pardonnerez de répondre à une question par une autre question, mais tout de même, pourquoi faudrait-il, lorsqu'il s'agit de réorganiser les services, que l'immobilité des agents mette en cause cette réorganisation ? Pourquoi un enseignant qui n'a pas de poste devant les élèves, ne pourrait pas aller enseigner dans un autre établissement qui a besoin de professeurs ? Faut-il continuer à le payer pour rien et embaucher ailleurs où il fait défaut ? Je signale tout de même que, de la bouche même du Ministre Xavier Darcos, il y a au bas mot 30 000 enseignants qui n'ont pas de poste et qui sont payés quand même. Faut-il en embaucher 30 000 autres ailleurs ou bien les déplacer ? Dans de nombreux pays, les salariés sont habitués à la mobilité. Un Américain traversera sans sourciller le pays d'Est en Ouest pour retrouver un travail ou accepter un déplacement.

Il y a un autre sujet qui mérite qu'on si attarde, c'est celui des entreprises publiques. Mais la, une encyclopédie n'y suffirait pas.

J'aimerais beaucoup que Monsieur Drezet me dise quel est sa mission aux impôts en dehors de son statut de secrétaire du SNUI ? Car là aussi il y en a à dire sur le nombre  de  syndiqués rémunérés par les administrations et autres entreprises publiques qui ont pour seul travail le secrétariat et l'organisation de leurs syndicats et accessoirement l'organisation des grèves très utiles pour l'économie de ce pays.

Et pour en finir sur le sujet, que tous les fonctionnaires qui en ont ras le bol de leur sort changent de métier. Je ne me mouillerais pas trop en affirmant qu'il n'y a très peu voire pas du tout de candidat au départ.

 

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Tag(s) : #Réflexions
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